Rodrigue Kokouendo
Député Seine-et-Marne (7e circonscription)

A l'assemblée

En octobre 2017, j’ai été nommé co-rapporteur d’un rapport portant sur l’évaluation des politiques publiques en Seine-Saint-Denis, en ma qualité de membre du Comité d’Evaluation et de Contrôle des politiques publiques (CEC), aux côtés de mon collègue LR François Cornut-Gentille, Député de la Haute-Marne.

François de Rugy, Président de l’Assemblée nationale et Président du CEC a souhaité confier ce rapport à deux parlementaires non-élus du 93, afin d’assurer une véritable neutralité de l’évaluation et permettre d’avoir un regard plus global sur la politique de la ville et les spécificités des territoires français.

La préparation de ce rapport nous a conduit à auditionner plus de 120 acteurs, pendant huit mois, et à mener trois déplacements de terrain pour prendre davantage conscience de la réalité des problématiques du territoire.

La réalisation de ce rapport restera, pour moi, l’un des souvenirs les plus marquants de ma première année de mandat. Travailler sur les problématiques d’un territoire, parallèlement aux réflexions menées par le Gouvernement sur la politique de la ville, m’a permis d’être plus au fait des difficultés quotidiennes de nos concitoyens : problèmes de sécurité, d’accès à la justice, de décrochage scolaire, de logement…Ce sont des difficultés que l’on retrouve dans tous les territoires français et auxquelles il est nécessaire d’apporter des réponses rapides et efficaces.

Trop longtemps les gouvernements successifs se sont cachés derrière des politiques prioritaires et des mesures palliatives qui ont certes permis d’éviter le pire, mais qui n’ont pas permis de régler les problèmes en profondeur.

Le cas de la Seine-Saint-Denis parle de lui-même. C’est un département très dynamique – le Président de la République l’a même comparé à la « Silicon Valley » -, doté de pôles économiques importants qui accueillent des entreprises telles que Veolia, SFR, Generali, Darty, BNP Paribas. Le 93 accueillera également une partie des infrastructures des Jeux Olympiques.

Pourtant, la Seine-Saint-Denis est confrontée à des difficultés réelles. Sa population dispose du plus faible niveau de vie de la France métropolitaine, avec un revenu disponible par unité de consommation qui s’établit à 16 726 euros contre 22 522 euros au niveau national. Le département affiche également le taux de criminalité pour 1 000 habitants le plus important de France.

Confrontés aux problèmes persistants de nos quartiers, il est urgent de prendre des mesures qui permettent, sur la durée, d’apporter des réponses plus adaptées. C’est la démarche du Président de la République qui, dans son discours sur les banlieues en mai 2018, a affirmé que l’on ne pouvait plus se permettre de faire un énième plan pour les quartiers, mais qu’il faut repenser leur accompagnement et trouver des solutions innovantes.

Dans mon rapport sur la Seine-Saint-Denis, j’ai précisément cherché à m’inspirer du terrain pour proposer quelques pistes de réflexion. S’il demeure nécessaire d’augmenter les effectifs dans tous les secteurs régaliens, il faut repenser l’affectation des moyens, repenser le dialogue entre l’administration et les acteurs locaux, mieux évaluer les politiques publiques, et proposer des solutions adaptées aux spécificités des territoires.

Pour en savoir plus, je vous invite à consulter le rapport qui a été présenté le 31 mai à l’Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/rap-info/i1014.pdf


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