Point sur la stratégie vaccinale au 20/01/2021

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1/ Chiffres clés 

Cible à fin janvier : 1 million de personnes vaccinées 

Cible à fin février : 2,5 millions avec Pfizer et Moderna / 4 millions si Astra Zeneca arrive (mais dépend de la date d’autorisation) 

Cible à l’été : 15 millions de personnes vaccinées (= population vulnérable), mais nous pourrons aller bien au-delà si tous les vaccins sont autorisés 

Nombre de personnes vaccinées (au 19/01) : 585 000 personnes 

Nombre moyen de vaccinations par jour cette semaine (hors dimanche) : 57 000 personnes / jour (pic à 105 000 personnes le 19/01) 

Nombre de vaccinations cette semaine : 395 830 personnes 

Nombre de RDV de vaccination pris depuis l’ouverture des réservations le 15/01 : 1,5 million (dont la moitié de 1ères injections)

 

2/ Notre stratégie vaccinale Historique et perspectives

A l’initiative de la France, nous avons lancé une équipe de négociation européenne en juin dernier, qui nous a permis de constituer un portefeuille large de vaccins, identique pour tous les pays européens.

Les 5 vaccins dont l’arrivée sur le marché est prévue  le premier semestre 2021 avaient été précommandés par l’Europe.

Il s’agit des vaccins BioNTech-Pfizer, Moderna, Curevac, Astrazeneca et Janssen.

Nous avons commandé plus de doses que nécessaires au cas où l’un des vaccins prendrait du retard.

Nous avons ainsi commandé de quoi vacciner 100 millions de personnes, soit plus que la population Française.

Ces vaccins arriveront progressivement au cours du premier semestre, nous permettant d’atteindre notre cible d’au moins 15 millions de personnes vaccinées d’ici l’été.

La campagne vaccinale durera ainsi plusieurs mois.

Choix d’un démarrage par les personnes âgées

En raison de l’arrivée progressive des doses, il n’est pas possible de proposer à tous les Français de se faire vacciner dès les tous premiers mois de la campagne. C’est la raison pour laquelle la Haute Autorité de Santé a établi un ordre de priorités :

Etape 1 : les personnes âgées en établissement (EPHAD) 

Etape 2 : les personnes de plus de 75 ans, puis les personnes de plus de 65 ans, puis les soignants de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités 

Etapes 3, 4, et 5 : élargissement de la vaccination à toute la population. Les personnes âgées sont en effet les plus fragiles face au virus. 

Les plus de 75 ans représentent ainsi près de 80% des décès.

Les personnes âgées sont d’autant plus vulnérables au virus qu’elles résident dans un établissement collectif, notamment en EPHAD, comme l’ont montré les nombreux cas de clusters. C’est donc à elles que le vaccin doit être proposé en premier.

Ce d’autant que si le vaccin protège des formes graves du COVID, on ne sait pas encore s’il empêche sa transmission ; il n’est donc à ce stade utile que pour les personnes fragiles, susceptibles de développer une forme grave de la maladie.

A ce stade, seuls les vaccin BioNTech-Pfizer et Moderna ont reçu toutes les autorisations, leur permettant d’être administrés en Europe et en France. Ces vaccins présentent deux caractéristiques : 

Il s’agit de vaccins dit « à ARN », soit une technologie nouvelle, qui a suscité beaucoup de questions, et rendu encore plus indispensable le travail d’explication et d’adhésion des personnes à vacciner ;

Il s’agit de vaccins dont les caractéristiques rendent la distribution particulièrement complexe. Nous avons fait le choix de démarrer plus progressivement que nos voisins européens, afin d’accompagner au mieux les personnes âgées en EPHAD vers la vaccination. 

Nous avons fait le choix de ne pas demander aux personnes âgées de se déplacer pour se faire vacciner. Le vaccin est donc amené jusque dans l’EPHAD, ce qui demande un peu plus de temps.

Chaque EPHAD recevra ainsi ses doses courant janvier (toutes les dates des campagnes de vaccination chacun des 8000 EPHAD sont fixées 

Nous avons fait le choix d’offrir un environnement parfaitement sécurisé aux personnes. La vaccination n’est pas obligatoire, et doit résulter du libre-choix. Or pour des personnes très âgées, parfois atteintes d’Alzheimer, le recueil du consentement prend forcément plus de temps.

Il faut contacter les familles, qui souhaitent parfois être sur place au moment de la vaccination, etc. Ces personnes ont aussi une santé plus fragile, et une pré-consultation avec un médecin est essentielle. Toutes ces étapes avaient été exigées des professionnels de santé consultés pour l’élaboration de la stratégie vaccinale (ordres, syndicats, fédérations, etc.) 

Ce temps est nécessaire pour augmenter l’adhésion des personnes en EPHAD.

Début février, nous serons sans doute le pays européen qui aura le plus largement vacciné sa population très âgée et résidant en EPHAD.

Accélération de la campagne de vaccination :

En réponse à la demande du Président de la République, le Gouvernement a décidé d’accélérer la campagne début janvier à destination de trois catégories de population dont la vaccination était prévue ultérieurement :

- Les professionnels de santé et les aides à domicile de plus de 50 ans peuvent se faire vacciner depuis le 4 janvier.

- Les personnes âgées de plus de 75 ans peuvent également se faire vacciner depuis le 18 janvier.

- Les personnes présentant un très haut risque de décès en raison leur pathologie particulièrement graves, et ce quel que soit leur âge (liste ci-dessous), peuvent également se faire vacciner depuis le18 janvier

*Patients atteints de cancer et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie *Patients atteints de maladies rénales chroniques sévères, dont patients dialysés Patients transplantés d’organes solides

*Patients transplantés par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

*Patients atteints de poly-pathologies chroniques, selon le critère suivant : au moins deux insuffisances d’organes *Patients atteints de maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (Voir liste établie avec les FSMR) *Patients atteints de trisomie 21

 

Parcours vaccinal

Contrairement à ce qui a beaucoup été dit, le parcours vaccinal pour le patient est simple.

- La prise de RDV peut se faire directement en ligne sur le site internet www.sante.fr. site sur lequel on peut trouver l’adresse et le numéro de téléphone du centre le plus proche, ou par téléphone au numéro vert national 0800 009 110 (ouvert tous les jours de 6h à 22h) qui oriente vers le centre de vaccination le plus proche pour prendre rendez-vous.

- La vaccination a lieu dans les plus de 800 centres qui fonctionnement aujourd’hui en proximité.

- La consultation d’un médecin traitant en amont de la vaccination n’est pas obligatoire, sauf pour les personnes présentant une pathologie à très haut risque.

Au centre de vaccination, un médecin sera présent pour répondre aux questions et un entretien médical sera effectué directement sur place pour vérifier que vous n’avez pas de contre-indications.

- Au sein du centre, l’accueil se fait en général par un infirmier qui prend les informations (identité, numéro de sécurité sociale) et remplit un bref questionnaire, permettant de s’assurer que la personne peut être vaccinée. Une fois le questionnaire rempli, un médecin vérifie que tout est en ordre, et s’il donne un avis favorable, la vaccination a lieu.

Si le médecin a des doutes, il y aura un entretien plus poussé.

La vaccination consiste en une injection dans le haut du bras (le muscle deltoïde qui est le L’accélération de la campagne vaccinale a porté ses fruits :

- Plus de 580 000 personnes ont été vaccinées, et nous atteindrons notre objectif d’1 million de personnes d’ici fin janvier et 2,5 fin février.

La cible fixée sera donc atteinte, voire dépassée (nous aurons reçu 2,3 millions de doses d’ici la fin du mois).

Nous aurons donc à cette échéance vacciné exactement autant de personnes de nos voisins européens, au prorata de notre population. muscle de l’épaule). Elle est réalisée par un infirmier ou un médecin. Par mesure de précaution, après l’injection, la personne reste 15 minutes sur place.

- Le rendez-vous pour la deuxième injection est pris immédiatement pour une date fixée 27 jours plus tard + ou – un jour.

Nous assumons toutefois d’avoir sanctuarisé un parcours vaccinal plus protecteur pour les personnes en EPHAD.

Nous faisons venir le vaccin sur place, pour ne pas obliger les personnes à se déplacer.

Nous avons également fait le choix d’une phase de recueil de consentement qui est nécessaire s’agissant de la vaccination de personnes âgées et fragiles, il est nécessaire de les informer dans de bonnes conditions, y compris en se rapprochant parfois de leur famille.

Cela doit être fait par un médecin.

La vaccination peut être réalisée par un médecin ou par une infirmière sous la supervision d’un médecin.

La deuxième injection est réalisée systématiquement 21 jours après.

Pilotage du nombre de doses :

Le nombre de doses de vaccins est limité par les approvisionnements des laboratoires.

Depuis le démarrage de la campagne vaccinale, le gouvernement a été transparent sur les approvisionnements. 

Au 17 janvier, environ 1,6 M de doses de vaccins ont été livrées à la France

Plus de 585 000 personnes ont déjà été vaccinées (première injection). 

430 000 doses environ sont stockées chez nos dépositaires pour être administrées, à partir de cette semaine dans les EHPAD, pour leurs résidents et leurs personnels éligibles (plus de 50 ans ou atteints de comorbidités). 

640 000 environ sont en stock dans les plus de 100 établissements de santé et vont servir à vacciner dans les prochains jours les professionnels de santé, et les personnes âgées de plus de 75 ans où les personnes vulnérables ultra-prioritaires dans les centres de vaccination (750 000 RDV pris dans les 2-3 prochaines semaines), mais également à administrer les deuxièmes doses aux personnes qui ont reçu leur première injection.

Nous remercions les maires et les élus, qui ont contribué en favorisant la création et le fonctionnement de plus de 900 centres de vaccination sur le territoire.

Nous avons fait le choix de leur faire confiance, en mobilisant les acteurs des territoires pour l’organisation de la vaccination, malgré les contraintes très fortes attachées à ces premiers vaccins (doses limitées, logistique d’une extrême complexité, etc.) Mais nous le savons tous et la méthode avait été très clairement définie : ce n’est malheureusement pas notre capacité à mobiliser des ressources humaines ou logistiques pour organiser la vaccination qui est un facteur limitant.

L’engagement des élus, des administrations et des professionnels de santé, permettrait aujourd’hui de vacciner plus encore.

Ce qui est le facteur limitant, c’est le nombre de doses disponibles.

Ce d’autant que Pfizer a annoncé limiter ses approvisionnements (division par 2 de la livraison cette semaine).

Nous devons faire preuve collectivement de transparence et de responsabilité.

 

2/ Les questions que l’on se pose

62% des Français se disent favorables au passeport vaccinal. Qu’en pensez-vous ? J

Je comprends le souhait de chacun de reprendre une vie normale, de se déplacer et de reprendre des activités en toute sécurité.

Mais précisément en l’état actuel de nos connaissances, nous n’avons aucune certitude sur le fait que les vaccins empêchent la transmission.

Les personnes vaccinées devront donc continuer à porter un masque et à respecter les gestes barrières, car elles peuvent attraper le virus, et le transmettre.

On ne peut donc pas autoriser certaines personnes à se déplacer sous prétexte qu’elles sont elles-mêmes protégées alors qu’elles font courir un risque aux personnes avec lesquelles elles rentrent en contact. Il est donc encore trop tôt pour prendre des décisions sur ce sujet. 

Cela pose également une question éthique qu’il conviendra de soumettre à l’avis de nos experts car cela signifierait que certains de nos concitoyens auraient davantage de droits que d’autres du simple fait qu’ils sont vaccinés.

Pfizer a annoncé la réduction de sa capacité de production dans les jours qui viennent, comment allez-vous adapter votre programme de vaccination en conséquence ? 

Vendredi 15 janvier, Pfizer a annoncé sans prévenance des réajustements de production au sein de son usine belge approvisionnant l’Union européenne ainsi que de nombreux autres clients internationaux.

En conséquence, les volumes livrés cette semaine sont revus à la baisse à hauteur de 198 000 doses. 

Cette baisse du volume de doses livrées pourra créer des tensions localement cette semaine, mais les marges de sécurité sont utilisées partout pour maintenir les vaccinations au niveau qui avait été indiqué ; elles ne pourront donc pas être utilisées pour l’ouverture de nouveaux créneaux de rendez-vous dès cette semaine. 

Néanmoins, chaque semaine et au fur et à mesure de l’approvisionnement par Pfizer, de nouvelles plages de rendez-vous seront ouvertes pour les semaines au-delà du 14 février pour permettre à de nouvelles personnes de prendre rendez-vous et d’être vaccinées dans les centres de vaccination. 

J’appelle chacun à la responsabilité : nous ne pouvons pas vacciner plus de personnes que nous n’avons de vaccins, et deux doses sont nécessaires pour le vaccin. La Norvège a signalé vendredi le décès de 23 personnes vaccinées en EHPAD, quelle information avez-vous à ce sujet ?

L’ANSM qui est en lien avec l’ensemble des agences de sécurité sanitaire européennes indique que l’analyse de ces cas est toujours en cours pour déterminer s’il y a un lien avec la vaccination.

Les premières conclusions, partagées au sein du réseau de vigilance européen qui recueille l’ensemble des événements indésirables signalés dans les différents Etats partenaires, semblent exclure un lien entre la vaccination et ces décès.

A Tours une personne est décédée quelques minutes après sa vaccination. Qu’en est-il ?

Dans le cadre de ses missions de pharmacovigilance, l’ANSM a effectivement été informée du décès d'un homme de 73 ans, hospitalisé en EHPAD à Tours et vacciné contre la Covid-19 le 13 janvier.

Aucun effet immédiat n’a été constaté suite à sa vaccination.

Le décès est intervenu deux heures après la vaccination.

Le patient ne présentait pas de signes physiques de réactions allergiques.

Jeudi soir dernier l’ANSM a conclu qu’aucun élément ne permettait de faire le lien entre le décès et la vaccination.

Vous dîtes que nous manquons de doses, mais que fait l’Etat des 1,6 millions de vaccins qu’il a en stock ?

La campagne de vaccination continue de s’accélérer, comme cela était prévu.

Nous avons atteint hier plus de 585 000 personnes vaccinées.

Et nous dépasserons l’objectif d’1 million de personnes vaccinées d’ici la fin du mois de janvier. 

Depuis le démarrage de la campagne vaccinale, le gouvernement a été transparent sur les approvisionnements.

Nous avons transmis aux élus locaux, via les associations d’élus, les préfets et DG d’ARS, les nombres de vaccins, les lieux et dates de livraison dans les établissements pivots.

- Au 17 janvier, environ 1,6 M de doses de vaccins ont été livrées à la France (1,55M Pfizer et 55 000 Moderna) et aujourd’hui il y aura 325 000 doses Pfizer supplémentaires (contre 523 000 attendues) ;

- Plus de 585 000 personnes ont déjà été vaccinées (première injection)

- 430 000 doses environ sont stockées chez nos dépositaires pour être administrées, à partir de cette semaine dans les EHPAD, pour leurs résidents et leurs personnels éligibles (plus de 50 ans ou atteints de comorbidités) ;

- 640 000 environ sont en stock dans les plus de 100 établissements de santé dits « pivots du flux B » et vont servir à vacciner dans les prochains jours et les prochaines semaines les professionnels de santé, et les personnes âgées de plus de 75 ans où les personnes vulnérables ultra-prioritaires dans les centres de vaccination (500 000 RDV pris dans les 2-3 prochaines semaines) mais aussi dans les EHPAD hospitaliers (flux B) mais également à administrer les deuxièmes doses aux personnes qui ont reçu leur première injection.;

- Parmi les 315 000 doses Pfizer livrées hier et aujourd’hui, 260 000 vont être réparties directement dans les régions (flux B) et 47 000 vont être allouées pour la vaccination dans les EHPAD du flux A ;

- 8 000 doses restantes constitueront un stock national réduit au strict minimum.

De nombreux élus locaux réclament plus de doses, et critiquent la lenteur de l’Etat

Nous remercions les maires et les élus, qui ont contribué en favorisant la création et le fonctionnement de plus de 900 centres de vaccination sur le territoire.

Nous avons fait le choix de leur faire confiance, en décentralisant l’organisation vaccinale, malgré les contraintes très fortes attachées à ces premiers vaccins (doses limitées, logistique d’une extrême complexité, etc.)

La réussite de la campagne de vaccination se fera main dans la main avec les collectivités locales. C’est la conviction du Gouvernement.

La concertation est quotidienne au niveau local, avec les préfets et les ARS, et elle est organisée au niveau national avec des réunions régulières, depuis décembre, du Comité des élus, présidée par le ministre de la santé et auquel participent les représentants de l’AMF, l’ADF, Régions de France et France Urbaine.

Mais nous le savons tous et la méthode avait été très clairement définie : ce n’est malheureusement pas notre capacité à mobiliser des ressources humaines ou logistiques pour organiser la vaccination qui est un facteur limitant.

L’engagement remarquable, des élus, des administrations et des professionnels de santé, permettrait aujourd’hui de vacciner plus encore.

Ce qui est le facteur limitant, et il est identique partout en Europe, c’est le nombre de doses disponibles.

Nous devons aux Français un discours de transparence et de responsabilité. Aussi, quand j’entends certains élus dénoncer un manque de doses ou exiger d’être mieux dotés, j’appelle chacun à la responsabilité.

Nous avons demandé aux préfets et aux ARS d’adapter l’ouverture des centres de vaccination au caractère progressif du calendrier d’approvisionnement.

Il est important que le dialogue puisse se tenir localement pour optimiser la vaccination en fonction de la capacité totale d’injection compte tenu des doses disponibles, de la nécessité d’administrer 2 doses à 28 jours d’intervalle, en organisant au mieux la coordination des horaires d’ouverture de différents centres et éviter l’éparpillement des ressources médicales et paramédicales.

Je salue les initiatives locales d’organisation innovantes, comme par exemple à Lunéville où des pharmacies d’officine discutent avec la pharmacie hospitalière de l’établissement pivot pour organiser la distribution de cabinets médicaux.

C’est également le cas dans l’Allier, on le conseil départemental a mis en place trois centres itinérants par des bus, pour aller au plus près des personnes âgées.

Les allocations des doses dans les établissements ont été faites pour coller à la réalité des territoires, aux besoins de leurs populations, en utilisant toutes nos ressources en vaccin.

Modifier la répartition, c’est de fait prendre des doses à un endroit pour les mettre à un autre.

Or l’Etat ne saurait favoriser un territoire plutôt qu’un autre.

Tout est fait pour éviter les stocks dormants.

Cela a toujours été parfaitement clair : la campagne de vaccination durera jusqu’à l’été, à mesure que les vaccins seront autorisés, et livrés à l’Union Européenne.

Les volumes globaux dont nous disposons, négociés au niveau européen, sont limités durant ces premières semaines.

Il faudra plusieurs semaines pour que l’ensemble des personnes de plus de 75 ans ou atteints de pathologies graves puissent être vaccinées.

Nous appelons donc les élus à adopter sur ce sujet un comportement responsable, à ne pas nourrir auprès de la population un sentiment d’injustice qui serait, non seulement infondé, mais surtout contre-productif dans un contexte où l’adhésion vaccinale augmente.

 

Le professeur Fischer a annoncé qu’il serait peut-être nécessaire de vacciner les enfants. Qu’en est-il ? 

Pour combattre efficacement ce virus nous devons nous adapter, faire évoluer notre stratégie, être réactif pour tenir compte des dernières connaissances scientifiques à notre disposition.

Notre action s’adapte à la situation épidémique. Les nouveaux variants pourraient par exemple, nous conduire à faire évoluer la stratégie.

En Grande-Bretagne, on cherche à savoir si le taux d’infection plus important chez les enfants est lié à ce variant.

Mais en l’état actuel des connaissances, les enfants développent très rarement des formes graves de la maladie, qu’il s’agisse du virus que nous connaissons ou des variants.

Or c’est de ça que le vaccin protège aujourd’hui, donc il reste à ce stade des connaissances prioritairement offert aux personnes âgées.

Le Gouvernement a annoncé un espacement de la deuxième dose. Qu’en est-il ?

Plusieurs autorités sanitaires (OMS notamment et l’ANSM en France) ont effectivement indiqué que dans certaines circonstances et notamment si les approvisionnements étaient insuffisants, l’injection pourrait avoir lieu jusqu’à 42 jours après la première injection.

Le Gouvernement a choisi de fixer cette date à 28 jours pour les centres de vaccination.

Pour les EHPAD le délai est de 21 jours le programme de vaccination ayant été élaboré avant les avis des autorités scientifiques.

Pourquoi avoir donné la priorité aux résidents dans les EHPAD ?

Ce choix, qui nous a été recommandé par la Haute Autorité de santé, est totalement fondé. 

Les résidents en EHPAD, en USLD, mais également en résidence autonomie, sont les plus vulnérables non seulement en raison de leur âge et des pathologies mais aussi du fait de leur exposition au virus en raison de leur vie en collectivité. 

A ce titre, les personnes âgées vivant à domicile ne sont pas dans la même situation. Plus de 20 000 décès ont été enregistrés en EHPAD depuis le début de l’épidémie soit près d’un tiers des décès.

Il est de notre responsabilité collective de protéger d’abord les personnes les plus fragiles et les plus à risque. C’est un choix sanitaire et éthique.

Pourquoi ne pas vacciner tout le monde tout de suite ?

Pourquoi ne pas permettre à tous les soignants, quel que soit leur âge, de se faire vacciner ?

Nous n’avons pas aujourd’hui de quoi vacciner 70 millions de Français ! Nous l’avons toujours dit, la campagne de vaccination durera jusqu’à l’été, à mesure que les différents vaccins seront autorisés (aujourd’hui, seul 2 vaccins sur 5 sont disponibles), et que les doses seront livrées.

Nous avons le même nombre de doses que nos amis européens, et celles-ci arrivent progressivement. 

Nous commençons donc par les plus vulnérables, les personnes pouvant développer des COVID très graves. Ce sont elles qui doivent prioritairement être protégées.

Ouvrir immédiatement la vaccination à tous, reviendrait à permettre à des gens moins fragiles de passer devant des personnes très à risque. Ce ne serait pas juste. Il faut d’abord servir ceux qui en ont le plus besoin. 

De surcroît aujourd’hui, nous savons que les premiers vaccins ont la propriété de protéger contre les formes graves, mais nous ne savons pas encore s’ils ont la propriété de supprimer la contagiosité.

Commencer par les plus jeunes ou les personnes sans facteur de risque pourrait être inutile, même s’ils sont soignants.

Pourquoi la mise en oeuvre de cette vaccination prend-elle du temps ?

Pourquoi le recueil du consentement des personnes âgées n’a pas débuté en décembre ? 

La vaccination a débuté le dimanche 27 décembre, soit à peine 4 jours après l’avis de la HAS qui était le véritable point de départ de notre campagne.

Il n’était pas possible de recueillir le consentement des personnes ou de faire les consultations pré-vaccinales avant d’avoir cet avis, qui détaille notamment les contre-indications. 

Ce travail du recueil du consentement a démarré, et se poursuivra début janvier dans l’ensemble des EHPAD de France. 

Juger de la campagne de vaccination française quelques jours après après son démarrage est absurde ! Notre objectif est d’avoir proposé la vaccination à toutes les personnes âgées en EPHAD et d’avoir vacciné 1 million de personnes d’ici fin janvier.

En démarrant par les personnes en EPHAD, nous savions que cela prendrait un petit peu plus de temps au départ. 

Nous avons fait le choix d’une vaccination dans les établissements.

Nous faisons venir le vaccin sur place, pour ne pas obliger les personnes à se déplacer. 

Nous avons également fait le choix d’une phase de recueil de consentement qui est doublement nécessaire:

S’agissant de la vaccination de personnes âgées et fragiles, il est nécessaire de les informer dans de bonnes conditions, y compris en se rapprochant parfois de leur famille. Cela doit être fait par un médecin. 

Cette phase de recueil du consentement permet aussi d’ajuster le nombre de doses livrées à chaque EHPAD au nombre réel de résidents acceptant la vaccination.

Tout faire au même moment présenterait le risque d’une perte importante de doses. La livraison se fera ainsi selon un plan précis fixé à l’avance et ajusté. Il sera mis en œuvre dans les prochains jours et tout au long du mois de janvier. 

C’est un défi opérationnel et logistique majeur. La livraison des doses sur 8 000 points dans un temps court nécessite d’articuler trois contraintes : calendrier des livraisons des doses par Pfizer ; délai nécessaire à la phase de recueil du consentement ; un délai maximum de 5 jours après la sortie du congélateur du fait des caractéristiques du vaccin. Votre lenteur est liée à l’impréparation logistique et à la bureaucratie 

Nous avons fait le choix de faire vacciner les personnes les plus vulnérables, au plus proche de là où elles vivent : dans les Ehpad et dans les USLD, et dans des centres de vaccination de proximité. En cela nous suivons les recommandations des autorités sanitaires, et en premier lieu celles de la HAS. 

Ce choix français est tout à fait assumé. Nous voulons protéger les plus vulnérables en les faisant vacciner, mais dans le même temps, il est hors de question de le faire trop loin de chez eux. 

Cette exigence implique une logistique plus complexe pour approvisionner progressivement tous les Ehpad et les 900 centres. Mais c’est un choix conforme à nos engagements. Beaucoup de médecins attaquent votre stratégie qu’ils jugent trop lente et estime qu’il faudrait faire autrement. 

Dès le départ cette stratégie a été construite avec les médecins sur la base des recommandations sanitaires. Nous avons eu des dizaines de réunions avec eux, nous les voyons chaque semaine, ainsi que les associations de patients. Tous ont approuvé la stratégie française. 

Il s’agit même d’une demande des représentants des EHPAD, qui souhaitaient disposer de temps pour s’organiser plutôt que de lancer des campagnes pendant la semaine des fêtes, où il y a moins de soignants et où les familles sont moins disponibles. 

De toute évidence, ce délai de préparation entre l’avis de la HAS du 23 décembre et le lancement des vaccinations en masse dans les EHPAD, pour procéder à des consultations prévaccinales, discuter avec les familles quand cela était nécessaire, est bien spécifique aux EHPAD, et ne sera pas nécessaire pour les autres populations. 

Cette stratégie par phases, privilégiant d’abord les plus vulnérables, a été exposée par le gouvernement depuis plus d’1 mois. Elle a été présentée au Parlement. A cette époque, aucune critique n’avait été exprimée. 

Pour autant nous restons attentifs à ce que nous disent les médecins : nous avons par exemple anticipé la vaccination des professionnels de santé de plus de 50 ans et/ou ayant des comorbidités les exposant à des formes graves de la maladie qui a commencé dès le lundi 4 janvier. 

L’association des médecins et des soignants à la vaccination est primordiale. C’est le choix que nous avons fait et nous y tenons. Vous avez fait le choix de la lenteur pour convaincre les anti-vax, alors même que de nombreux Français sont prêts à se faire vacciner. 

Notre stratégie repose sur l’avis de la HAS mais aussi sur celui du Conseil consultatif national d’ethique (CCNE), qui s’est exprimé sur le recueil du consentement. 

Quand nous demandons la consultation d’un médecin et le recueil du consentement, c’est pour la personne âgée, pour sa famille. Parce que nous pensons que ce qui compte, c’est la bonne information des personnes. 

C’est une exigence, qui répond aussi à une demande légitime des Français. Pourquoi refusez-vous de vacciner les personnes qui se portent volontaires ? 

D’abord, nous saluons leur enthousiasme quant à la vaccination ! Toutes les personnes qui veulent se faire vacciner pourront se faire vacciner. 

Mais nous rappelons aussi que pour l’instant nous savons seulement que le vaccin dont nous disposons limite les formes graves ; il n’est pas avéré qu’il ralentit la propagation du virus. 

C’est donc aux personnes les plus vulnérables que s’adresse en premier cette vaccination, car elles sont les plus susceptibles d’être durement touchées par le virus 

Les soignants sont inclus également lorsqu’ils ont plus de 50 ans ou qu’ils sont vulnérables, comme l’a recommandé la HAS. 

Nous devons d’autant plus prioriser les premières catégories de personnes invitées à se faire vacciner que nous disposerons sur le mois de janvier de 2,6 millions de doses. Cette quantité est strictement conforme à part de la commande européenne correspondant à notre poids démographique. Ces quantités arriveront selon un calendrier échelonné (500 000 par semaine). Elles permettront de vacciner environ 1 million de personnes d’ici fin janvier. Beaucoup d’inquiétudes remontent à la suite de l’annonce du lancement d’un SI « vaccin covid », et du « fichage » des personnes vaccinées. 

Arrêtons les fantasmes : non, il n’y aura pas de fichier pour détecter les personnes non vaccinées et les personnes vaccinées.

Face à une épidémie nouvelle, face à un vaccin nouveau, nous devons suivre l’impact sanitaire de la vaccination dans la population. Nous devons connaître le nombre de personnes vaccinées, mais aussi savoir si ces personnes recontracteront la maladie ou non, si ces personnes présentent une résistance plus ou moins forte à la maladie comme cela est attendu, etc. C’est ce qu’on appelle la pharmacovigilance. 

Pour cela, l’assurance maladie a conçu un système d’information qui permettra de partager ces informations, mais dans un respect strict de la confidentialité des données personnelles et médicales. Aucun élément de ce système d’information n’est détenu par des tiers. 

La création de ce SI a été soumis à l’avis de la CNIL, qui a rendu son avis le 10 décembre 2020. Cet avis, nous l’avons pleinement pris en compte dans la conception de ce SI.

Chaque personne qui se fera vacciner sera informée des donnés qui seront saisies. Ces données seront pseudonymisees ou anonymisées lorsqu’elle seront diffusée aux autorités sanitaires, dans le plus grand respect de la confidentialité des données de santé. Comment comprendre le changement de pied du gouvernement sur les « vaccinodromes » ? 

Pour la 1ère phase, il n’y a pas de vaccinodromes, c’est même tout le contraire ! Ce sont les vaccins qui se déplacent à nos aînés, pas l’inverse. Les doses arriveront donc directement dans les EPHAD, pour que les personnes âgées dépendantes n’aient pas à se déplacer. 

Des centres de vaccination sont ouverts d’abord aux professionnels de santé depuis le 4 janvier, puis aux personnes âgées de plus de 75 ans depuis le 18 janvier. Les premiers vaccins (Pfizer et Moderna) présentent de telles contraintes de conservation, que l’on ne peut pas faire autrement. Mais il ne s’agit aucunement de « vaccinodromes » géants nécessitant des kilomètres de déplacement, mais de points de vaccination de proximité, dans des hôpitaux et des structures de ville. 

Enfin, dès que les vaccins plus classiques arriveront sur le marché (Astrazeneca d’ici le printemps), ils seront disponibles dans votre pharmacie, et vous pourrez vous faire vacciner par votre médecin traitant. C’est cela le modèle de proximité que nous défendons, très loin des grands vaccinodromes, et nous n’avons pas changé d’avis. Notre cible, est-ce 15 millions ou 26 millions de personnes vaccinées cet été ? 

Notre objectif est de vacciner au moins 15 millions de personnes d’ici l’été. Cela correspond à la population des +65 ans et des personnes ayant des comorbidités, donc les personnes susceptibles de développer des formes graves de la maladie.

Nous avons en revanche pré-commandé de quoi vacciner 26 millions de personnes d’ici l’été. Pourquoi ? Car nous ne voulons prendre aucun risque : il n’est pas impossible que l’un ou plusieurs des 5 vaccins pré-commandés n’obtiennent pas les autorisations de mise sur le marché. 

Si nous avons in fine de quoi vacciner plus de 15 millions de personnes, nous ouvrirons bien entendu la vaccination en population générale, aux personnes de moins de 65 ans (ce sont les étapes 3, 4 et 5 de la stratégie de la HAS). Le recueil du consentement est une étape inutile qui ne vise qu’à essayer de vous protéger des critiques des anti-vacc. 

Jamais nous ne reviendrons sur le consentement :

En France, personne n’a le droit de vous administrer un traitement ou un médicament sans avoir demandé votre consentement ou le consentement de votre tuteur. C’est vrai pour le vaccin contre la grippe, il n’y aucune raison que cela ne soit pas le cas pour la Covid. 

C’est un principe fondamental du droit de la santé auquel nous ne dérogerons jamais ! Si nous ne l’avions pas fait, des voix se seraient élevées pour nous reprocher de vacciner à la hussarde contre l’avis des patients, contre l’avis des familles. 

Nous avons fait en sorte que le recueil du consentement en EHPAD soit le plus léger possible (une case à cocher par le médecin dans le système d’information pour s’assurer qu’il a bien été recueilli). Ce n’est pas de la bureaucratie c’est de la qualité de prise en charge. 

Il n’y a pas de recueil du consentement écrit comme cela a pu être dit. Plusieurs voix s’élèvent pour critiquer le caractère démagogique du comité citoyen que leur répondez – vous ? 

Le Président de la République a souhaité que les citoyens et la société civile, en sus des professionnels de santé et des élus, puissent avoir connaissance des débats scientifiques, qu’ils puissent dialoguer avec les experts et accompagner le Gouvernement dans sa politique vaccinale.

Pour ce faire, le Premier ministre a confié le 10 décembre au Conseil économique, social et environnemental, la mission de mettre en place et d’animer un dispositif de participation citoyenne à la stratégie vaccinale française, sur toute la durée de la campagne. 

Le CESE, par ses compétences et ses missions, favorise le dialogue entre les différentes composantes de la société civile organisée et qualifiée, les citoyens, et les décideurs politiques. Il est donc parfaitement qualifié pour mener à bien cette mission. 

Le Premier ministre a validé la proposition du CESE de structurer cette mission autour d’un collectif de 30 citoyens (+5 suppléants) tirés au sort afin d’en assurer l’indépendance et la représentativité, mais également du lancement d’une plateforme numérique de consultation citoyenne et d’un groupe de travail recensant la contribution de la société civile organisée et des associations d’usagers.

Les productions de ces groupes alimenteront les avis et recommandations que le CESE rendra régulièrement au Ministre des solidarités et de la santé. 

Le collectif de citoyens, qui s’est réuni pour la première fois le 16 janvier, pourra être sollicité par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale du Pr Fischer afin de formuler des observations sur les choix de politique vaccinale. Il formulera également, en toute transparence, des propositions relatives aux questionnements, peurs, résistances et questions éthiques que peut susciter la vaccination contre la COVID-19. 

L’enjeu est de construire un dispositif de démocratie participative qui permette de faire remonter des questions, des propositions et des critiques directement des citoyens, sans le filtre parfois déformant des médias et des réseaux sociaux. Il ne se substitue pas au travail quotidien de lien avec les élus et les professionnels de santé, mais constitue un outil complémentaire pour assurer la réussite de la politique vaccinale. Quel est le rôle de la médecine de ville ? 

Nous nous appuierons sur la médecine de ville comme nous nous y sommes engagés et comme cela a été travaillé par le Ministre avec les syndicats et ordres. 

Les modalités de rémunération ont d’ailleurs déjà été discutées y compris pour les phases suivantes. Notre objectif annoncé dès le départ est d’assurer un maillage le plus complet possible pour que la vaccination se fasse en proximité. 

Dans la première phase de la vaccination nous utilisons un vaccin présentant d’importantes contraintes de logistique et de conservation. C’est la raison pour laquelle nous nous appuyons pour la vaccination des résidents des EHPAD et des professionnels de santé dans un premier temps sur les établissements de santé pivots pour la gestion des doses de vaccin. 

Les professionnels libéraux sont bien entendu invités à participer au fonctionnement des centres de vaccination, c’est une condition de leur réussite. Les centres de vaccination sont d’ailleurs pour certains montés en propre par des structures d’exercice coordonné en ville. 

Bien entendu lorsque nous disposerons de vaccins plus facile d’utilisation (Astra Zeneca par exemple), la vaccination pourra être réalisée dans les lieux habituels de la prise en charge des patients (pharmacies, cabinets).

 

Point sur la volumétrie

- La France a fait des précommandes massives, comme tous les autres pays européens.

Grâce au mécanisme européen, la France a précommandé plus de 200 millions de doses des 5 premiers vaccins, dont 77 millions doivent être livrées d’ici le 1er juillet si les différents vaccins sont autorisés (le reste des doses étant livré au 2ème semestre 2021). Nous avons d’ailleurs recommandé la semaine dernière 20 millions de doses complémentaires du vaccin Pfizer.

Ces précommandes continuent car nous avons des options d’achat pour presque tous les contrats.

- Il n’y a donc pas de pénurie de doses, en revanche les approvisionnements sont limités en raison d’une production par les industriels dont les volumes sont limités.

Tous les pays subissent ces contraintes.

Dans ce cadre, commander plus ne permet pas de faire arriver plus de doses immédiatement.

Les commandes supplémentaires servent pour les mois à venir, sur lesquels une incertitude forte pèse encore sur les technologies qui seront développées.

Si tous les vaccins sont autorisés, la France aura de quoi vacciner 26 millions de personnes d’ici l’été.

- La France est passée par le mécanisme européen et a eu grâce à celui-ci accès à des conditions très favorables que n’ont pas eu les pays qui ont fait leurs commandes seules.

Cette approche permet par ailleurs d’assurer un accès équitable de tous les pays européens, au prorata de sa population et dans un environnement où la vaccination de tous les pays (et pas uniquement celle de la France) est une priorité.

La Chancelière allemande a d’ailleurs rappelé hier son attachement à ce mécanisme et à l’importance de vacciner l’ensemble des pays européens pour stopper l’épidémie.

La France demeure cependant très vigilante sur la sécurisation des approvisionnements.

- La France a reçu un peu plus de 520 k doses au 31 décembre et recevra 500 k doses toutes les semaines pour atteindre 2,6 M de doses fin janvier, de quoi vacciner au moins 1 M de personnes.

- Les contrats de précommande ont été calibrés cet été, en fonction de la demande exprimée par les Etats membres, compte tenu des informations disponibles à cette époque.

Il y a ainsi des contrats signés avant et après le contrat de Sanofi, y compris avec des entreprises allemandes, qui sont calibrés sur plus de 300 M de doses, et aucune pression de la France pour limiter les commandes Pfizer. Par ailleurs, la Commission européenne vient de racheter 100 M de doses de Pfizer qui étaient en option, dont 20 M de doses pour la France. Des négociations sont en cours pour de nouvelles doses.

Les contrats de précommande ont été calibrés cet été, en fonction de la demande exprimée par les Etats membres.

Compte tenu des informations disponibles à cette époque et avec un vaccin très expérimental, qui a d’ailleurs évolué depuis les premières discussions, et au circuit logistique complexe, la demande exprimée par l’ensemble des Etats membres était de l’ordre de 200 M de doses.

Ainsi, l’Europe a donc passé une commande initiale de 200 M de doses, avec des options d’achat supplémentaires (100 M de doses) pour répondre à une éventuelle demande supplémentaire et sans lien avec le contrat Sanofi.

De la même façon, des contrats signés avant et après le contrat de Sanofi, y compris sur des entreprises allemandes, sont calibrés sur plus de 300 M de doses (AstraZeneca avec 300 et 100 M de doses en options, Janssenn 200 + 200, Curevac qui est allemand avec 225 + 180).

Enfin, la Commission européenne vient de racheter 100 M de doses de Pfizer, dont 20 M de doses pour la France.

Des négociations sont en cours pour de nouvelles doses.

L'Etat a précommandé 200 millions de doses des 5 premiers vaccins, dont 77 millions doivent être livrées d’ici le 1er juillet si les différents vaccins sont autorisés (le reste des doses étant livré au 2ème semestre 2021).

- BionTech/Pfizer : au moins 17 millions, sachant que le gouvernement vient de précommander 19 millions de doses complémentaires, attendues entre mars et septembre (déjà autorisé)

- Moderna: 7 milllions (AMM attendue pour janvier) - AstraZeneca: 28 millions (attendu pour mars)

- Curevac: 8 millions (attendu pour mars)

- Janssen: 8 millions (attendu pour mai) Ces doses ont été réservées à l’avance par l’intermédiaire des contrats signés par la Commission européenne.

Comme les autres pays, la France bénéficie d’un nombre de doses au prorata de sa population.

Si tous ces vaccins précommandés étaient autorisés selon le calendrier prévu, nous aurions ainsi de quoi vacciner 26 millions de personnes d’ici l’été (deux doses par personne + marge de sécurité).

Le Premier ministre a donné un objectif de 15 millions de personnes vaccinées à la mi-année.

Nous avons donc commandé plus que nécessaire, au cas où l’un des vaccins de ne serait pas autorisé.

Naturellement, si tous les vaccins sont autorisés nous dépasserons cet objectif.
 


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